jeudi 1 février 2018

Il y a lézard et lézard

  Dans notre jardin, les lézards c'est un peu comme les ours de Boucle d'Or.

Il y a les petits,


les moyens,


les grands


et même les très GROS.



Le téju est le plus gros lézard de terre de Guyane.
Celui-ci était vraiment impressionnant. Il mesurait bien entre 1,20 m et 1,30 m.



Il semblait accompagné de madame, un peu moins imposante.
Un beau couple, vous ne trouvez pas?





Lorsqu'il chasse, il lance sa langue régulièrement espérant attraper quelqu'insecte.
Et il n'est pas difficile. Insectes, oiseaux, petits rongeurs, grenouilles, fruits, il se nourrit de tout.
Voilà un convive facile.


Bon d'accord,  mais  je ne t'ai pas encore invité.
Tu veux bien descendre de ma terrasse.


C'est ça, retourne dans la savane.


lundi 29 janvier 2018

Le jardin botanique de Macouria




Bienvenue dans un jardin extraordinaire créé par un couple de passionnés, spécialiste de la production d'orchidées, mais pas que.
Des visites guidées sont proposées à 9H30 et 15H00, sous réserve d'un nombre suffisant de visiteurs. Malheureusement, nous étions les seuls ce matin-là et n'avons donc pas pu profiter des explications d'un guide.
Nous sommes en pleine période de carnaval, ce qui explique peut-être la faible fréquentation en ce dimanche matin. Touloulous et Tololos se reposent.



Le jardin d'orchidées rassemble 250 espèces guyanaises.




Une partie du jardin est consacrée aux aracées et broméliacées.
   


   Ces ananas miniatures sont très mignons et purement décoratifs, tout comme ce bananier-fleur.










En tout 4000 espèces de plantes sont représentées sur un espace d'un hectare où il fait bon flâner tranquillement.
C'est aussi l'occasion de rencontrer quelques jolis spécimens de papillons ou d'oiseaux.




Ici, une jolie salade, quoique à y regarder de plus près ce n'est ni une laitue, ni une batavia mais une plante carnivore, tout comme ses voisines.




  Ce lieu  n'est ouvert que depuis 2 ans et gagne vraiment à être connu.
Les propriétaires, qui veulent en faire un jardin pédagogique et de conservation des espèces, développent une nouvelle activité autour de la vanille.
Ils fourmillent de projets et débordent de passion et de courage et il en faut pour se lancer dans une telle aventure.


Toutes les infos sont sur leur site ici.

mercredi 24 janvier 2018

Nos voisins

   Aujourd'hui, j'ai fait connaissance avec un voisin.

  Alors qu'alertée par un miaulement inhabituel de ma chatte, je suis sortie avec mon appareil photo, espérant capturer une image de mon ami l'agouti, je me suis retrouvée nez à nez avec un autre habitant de mon jardin, un peu sur la défensive.



   A peine le temps d'échanger un regard et il s'en est allé se réfugier dans un arbre.



Salut l'iguane!
Nous nous reverrons sans doute. Je sais où tu habites. C'est déjà là que je t'ai aperçu il y a quelques jours.

Et pendant que j'écris ces lignes, l'agouti est revenu chercher des petits fruits dont je ne connais toujours pas le nom.





Je craignais qu'il lui soit arrivé malheur. En effet, voilà 10 jours que je ne le voyais plus.
Je suis rassurée. Aujourd'hui je l'ai surpris plusieurs fois dans notre jardin.


Dis moi l'ami, je ne t'avais pas encore vu sous cet angle.
Tu es élégant avec ton pagne.



Mais qu'est ce que tu as dans la gueule?


Ah, je vois, c'est une graine que tu enfouis en prévision d'une période de disette.


Un peu fourmi l'ami.


Et maintenant tu rebouches le trou.
Comme ça, la graine germera.
Mais tu ne trouves pas que c'est assez dense comme ça.
J'espère que ce n'est pas une graine de baobab géant.
Enfin, c'est toi qui vois. Tu es aussi chez toi. Et puis finalement tu t'y connais mieux que moi en plantations. Tu es même un spécialiste.


lundi 22 janvier 2018

Le Rorota, c'est ça!

   En général, pour récupérer d'une semaine éreintante, sachant qu'ici la journée de travail commence entre 6h00 et 7h00, l'après midi du samedi, pour tout Guyanais normalement tropicalisé, débute par une activité pas trop violente, à savoir la sieste.
  Mais comme nous ne sommes pas encore totalement adaptés nous enfilons nos chaussures de marche, direction le sentier du Rorota, bien connu des Cayennais et proche de la maison.


En route pour une balade rafraîchissante, dense, riche en couleurs, et qui nous réserve quelques jolies rencontres.

Le parcours débute sur un sentier assez raviné avant de rejoindre un chemin plus large, encadré par des bambous.



Après une douce montée, nous découvrons plusieurs points de vue sur le littoral et les îlots de Rémire.



Les papillons papillonnent,

Un superbe Spiroeta Stelenes

Un Biblis Hyperia, beaucoup plus rouge en réalité


les oiseaux gazouillent.

Un manakin auréolé

Les lianes s'entortillent



Les arbres sont immenses et spectaculaires.




Une boule à bien 20 mètres au dessus de nos têtes attire notre attention.
Un zoom nous permet de découvrir un tas de poils.


Mais c'est bien sûr, chacun aura reconnu un aï.
Comment, ça ne vous dit rien.
Alors disons un  paresseux trois doigts.
Bon, je vous l'accorde, il est assez difficile de comprendre sa position, mais on voit au moins ses trois doigts!

Attention tout de même à ne pas marcher toujours le nez en l'air.




Un peu plus loin, deux écureuils traversent le sentier et se réfugient dans un arbre pour croquer un fruit.

L'écureuil local, Sciurus aestuans


Le sentier longe plusieurs retenues d'eau et de nombreuses petites cascades.
Nous ne voyons pas de grenouilles mais c'est un concert de coassements.




  Après 2 heures de marche ponctuée de nombreuses pauses photos, nous regagnons la voiture.
Ainsi se passe un bel après-midi de la saison des pluies sans pluie.

  Ensuite, j'ai dû bosser pour avoir l'air savante et mettre quelques noms scientifiques sur les photos.

Rencontre du jour...

  A 2 pas de la maison, devinez qui j'ai rencontré.   Un premier indice   Ces mèches ne vous disent rien? Vous ne reconnaissez pa...