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mardi 28 mai 2019

Rencontre du jour...

  A 2 pas de la maison, devinez qui j'ai rencontré.

  Un premier indice


  Ces mèches ne vous disent rien? Vous ne reconnaissez pas le balayage?

  Alors je vous donne un 2ème indice


Vous ne voyez toujours pas?
Là, c'est mieux?


Non?
Mais si je vous montre ce sourire irrésistible et ce regard vif, je suis sûre que tout s'éclaire.



C'est un paresseux à 3 griffes qu'on appelle aÏ. Son cousin, le paresseux unau n'a que 2 griffes.

Il se traînait sur la route quand je suis passée. Je n'avais malheureusement pas de quoi le photographier. Habitant à 2 pas de là, je suis allée chercher mon appareil photo. A mon retour quelqu'un, de crainte qu'il se fasse écraser, l'avait déplacé et approché des grilles où il s'accrochait aussi fort qu'une moule à son rocher.


Quel charme!









Pour les photos, il est parfait. Il prend la pose ... et y reste très longtemps.
En 2 heures, il n'a quasiment pas progressé. J'ai fini par appelé les pompiers qui sont venus le détacher pour le remettre dans un environnement plus favorable.
Ce n'est pas un hyper actif. Il dort 15 heures par jour.
C'est un mammifère qui passe des journées entières dans les arbres dont il mange les feuilles et n'en descend qu'une fois par semaine pour faire ses besoins.Celui-ci apparemment c'est le mardi!



jeudi 15 novembre 2018

Méfiez vous des noix de coco!



  Juste sous ma fenêtre de séjour, un serpent chasseur glissait sur une noix de coco du jardin.
Même s'il sait se défendre, il n'est pas bien méchant et plutôt craintif.
A mon approche, il s'est enfui.



 

mercredi 24 octobre 2018

L'inselberg de la savane - roche Virginie

  Dimanche, le réveil nous tire du lit dès 3h30. Week-end ne signifie pas toujours repos. Il faut dire que nous avons une bonne motivation: arriver au dessus de la roche Virginie pour admirer la canopée dès les premières lueurs du jour.

  Depuis Cayenne, il faut compter 2 heures de route pour arriver au départ du sentier.
  A notre arrivée, des cris très impressionnants retentissent. Ce sont les singes hurleurs qui se font entendre au lever du jour, mais il est inutile de les chercher. Leur cri résonne jusqu'à une quinzaine de kilomètres à la ronde.

  J'emprunte une petite vidéo trouvée sur You Tube pour vous les faire entendre.


  Le matin est en moment magique en forêt en Guyane. C'est un vrai concert de chants d'oiseaux. Nous reconnaissons des aras mais ils sont bien trop haut pour que nous les apercevions.
  Après une heure de marche, nous arrivons au dessus de la roche Virginie,



  La roche Virginie est un inselberg, de l'allemand Insel, île, et Berg, montagne. C'est une formation granitique qui émerge de la forêt à 138 mètres d'altitude et permet d'avoir une large vue sur la canopée, magnifique au petit matin quand la brume enveloppe encore les arbres.



  Il y a environ 200 inselberg en Guyane pouvant atteindre 700 mètres d'altitude mais celui-ci est le plus accessible.
  On les appelle aussi savanes-roches. Les conditions climatiques y sont extrêmes, la température pouvant varier de 18 à 75° et l'humidité de 20 à 100% en 24 heures. Une végétation très particulière s'y développe.
  Pendant la saison humide, la roche apparemment nue est une véritable patinoire. C'est à cause d'une plante microscopique, une algue bleue, appelée cyanobactérie, qui donne cette couleur noire à la roche et prépare l'installation de plantes vasculaires.


  Nous sommes en saison sèche et pouvons facilement arpenter la roche et observer la végétation et la faune qu'elle abrite.
  En cette fin octobre, les orchidées sont encore en fleurs.




   Cette minuscule dendrobate de guère plus d'un centimètre prend la pose, nous permettant d'admirer son costume bigarré.


  Après avoir bien profité du paysage et avant que le soleil soit trop ardent, nous redescendons et savourons la fraîcheur de la forêt.
  Des blocs de granit, appelés cannelés, bordent le sentier.






  Après de multiples sorties en forêt, je suis toujours fascinée par les racines, les lianes, les arbres.
  Je ne sais pas qui est le sculpteur de cette forêt amazonienne mais je le trouve particulièrement talentueux et sans doute un peu torturé.






lundi 23 juillet 2018

Le pic ouentou

-Toc toc, toc
-Qui est là?
-C'est le pic ouentou.


  Prenant mon petit déjeuner sur la terrasse, un martèlement attire mon attention.
Il me faut peu de temps pour localiser l'oiseau "charpentyé" comme le nomme les créoles.
Depuis 10 bonnes minutes, il frappe le tronc d'un cocotier du jardin, à la recherche de quelques insectes.
  Le pic ouentou est un oiseau commun en Guyane, ce qui n'enlève rien à son intérêt à mes yeux.
Quel magnifique casque à plumes rouges!
  Très concentré sur sa tâche, il me laisse tout le temps de le photographier.




mardi 26 juin 2018

Coup de gueule du jour

  Dans mon précédent article, j'évoquais l'association Kwata.
  C'est une association guyanaise d'étude et de protection de la nature.
  Les plages de Guyane étant un site très important de ponte des tortues marines, l'association participe grâce à de nombreux bénévoles à un programme d'étude et de conservation des différentes espèces de tortues marines présentes en Guyane, vertes, luths et olivâtres.
  Depuis quelques semaines, je participe aux patrouilles de sensibilisation du public organisées par cette association en cette période où de très nombreuses tortues viennent pondre sur les plages de Cayenne.
  La plupart du temps, tout se passe bien et les gens acceptent volontiers nos remarques et conseils pour observer les pontes dans le respect de l'animal et souvent nous remercient.
  Mais parfois, on se heurte à des monsieurs "je sais tout" ou "j'en foutre".

  Ainsi ce matin, une tortue olivâtre était en pleine ponte. C'est une espèce particulièrement craintive. Il faut donc se tenir à bonne distance et hors de son champ de vision pour ne pas la perturber.
  Arrivent trois personnes, équipées de très grands et particulièrement gros appareils photos, visiblement pas des photographes amateurs.
  L'un se colle avec assurance face au regard de la tortue et assez près.

  Je lui demande poliment de s'écarter, en lui expliquant qu'il gène et que la tortue pourrait repartir.
  Aucune réaction. Il poursuit ses photos en m'ignorant totalement.
Est-il sourd? Ne parle-t-il pas notre langue? Est ce un malotru?
  Une fois la tortue à la mer, il s'approche apparemment  satisfait de ses prises et m'explique dédaigneusement que depuis 23 ans qu'il vit en Guyane et photographie les tortues, il n'en a jamais vue une repartir parce qu'elle aurait été dérangée.
  Même si il est là depuis des années, il est bien mal informé parce que cela arrive fréquemment.
  Monsieur Je sais tout devrait peut-être écouter un peu plus les conseils de gens avisés, moins obnubilés que lui par le seul souci de rapporter de belles photos, sans aucune considération pour l'animal.
  Vous croyez que, après 23 ans, les tortues le reconnaissent et qu'il peut tout se permettre?

  J'ai réussi à identifier ce monsieur, quelqu'un l'ayant appelé par son prénom. Cela m'évoque aussitôt un site qu'il m'arrive de parcourir, d'un photographe qui vit en Guyane et bien connu de Kwata...
  Maintenant, je regarderai différemment ses clichés et je m'émerveillerai beaucoup moins.






  La lumière était particulièrement belle. J'avais moi aussi mon appareil photo, beaucoup plus modeste, mais avec un zoom qui permet quand même des photos correctes en restant à distance et sans déranger l'animal.
  Voilà donc les deux vedettes du matin harcelées par les paparazzis et observées plus discrètement par le modeste photographe amateur que je suis.




dimanche 24 juin 2018

Le caïman de ce dimanche matin

  De retour de son footing très matinal, Alissis me tire du lit avec un argument auquel je ne peux résister.
  Un caïman est sur la plage juste à côté de la maison.
  Vite, vite, pas bien réveillée et de peur que l'animal s'enfuie, j'enfile le premier pantalon qui me tombe sous la main. Un peu grand, ce n'est pas à moi. Tant pis, cela fera l'affaire et me protégera des piqûres de yen-yens, très voraces à cette heure.



   A notre arrivée sur la plage, le caïman est toujours là. Pourtant l'eau de mer n'est pas son élément.
   Peut-être vient-t-il des Salines de Montjoly, un marais tourbeux qui est séparé de la plage par un cordon de dunes.








   Après l'avoir observé et photographié sous toutes les coutures, nous réalisons qu'il est peut-être en danger et qu'il faudrait contacter des personnes compétentes, parce que s'agissant de caïmans, nous sommes totalement ignares.
  Nous appelons alors un membre de Kwata, une association qui oeuvre à la préservation de l'environnement et dont je vous reparlerai bientôt.
  Un salarié arrive rapidement et, sans aucune hésitation, il saisit l'animal pour le rapporter à mains nues aux Salines. Lui a une autorisation préfectorale pour le manipuler, ce qui est interdit pour la plupart des gens, le caïman étant une espèce protégée.
  Nous apprenons qu'il s'agit d'un caïman rouge, ou caïman à front lisse, le plus petit crocodile au monde. Celui-ci mesure environ 80 cm.

  Quelle faune fabuleuse en Guyane! Déjà 6 mois que nous y vivons et nous nous émerveillons comme au premier jour.

jeudi 14 juin 2018

Pas discètes les amazones

  Depuis quelque temps, des oiseaux bruyants se font entendre dans notre jardin.
A force de patience et d'observation, j'ai enfin réussi à les apercevoir.
Perchées tout en haut d'un grand arbre, deux amazones prennent le soleil.




mercredi 6 juin 2018

T'es gonflé l'anoli!

  Alors que j'allais tranquillement m'installer sur un transat pour bouquiner, j'ai d'abord vu une patte


puis une tête


  On dirait que la place est prise.


L'ami anoli, tu ne bouges pas. Je reviens avec mon appareil photo.


 Super, tu sors le grand jeu!


Magnifique fanon!


Mais, au fait, pourquoi tu me montres tous tes attributs?
Il faut que je cherche ce que cela signifie...


Mr Wikipédia dit que "le fanon est utilisé pour donner un aspect plus imposant et impressionnant à l'animal pour attirer ou séduire une femelle..."

Eh l'ami, on se calme!


ou encore "...chasser un intrus de son territoire ou effrayer un prédateur."

Non, mais là, c'est un peu fort.
Chasser un intrus de son territoire...

Il est à qui ce transat?
Je veux bien partager mon espace, mais je ne vais quand même pas m'en faire chasser!
Allez ouste, j'aimerais bien me mettre à la lecture maintenant.

Rencontre du jour...

  A 2 pas de la maison, devinez qui j'ai rencontré.   Un premier indice   Ces mèches ne vous disent rien? Vous ne reconnaissez pa...