samedi 23 février 2019

Départ un peu chaotique pour la Martinique

  Profitant de vols à des prix défiant toute concurrence, nous décidons au dernier moment de passer une dizaine de jours sur l'île aux fleurs.
  Mais février est la haute saison touristique en Martinique, aussi beaucoup d'hébergements sont complets. Nous nous partagerons donc entre 2 gîtes, le premier au Diamant, le second à quelques kilomètres de là, sur les hauts de Petite Anse aux Anses d'Arlet.

  Le départ est un peu chaotique.

Premier imprévu: la pet-sitter qui devait nourrir notre chatte en notre absence nous fait faux bond. Elle ne vient pas chercher nos clés la veille du départ comme prévu.
Il nous faut trouver au dernier moment une bonne âme pour la remplacer.
Heureusement un copain accepte, malgré sa peur des chats. MERCI, MERCI! Mais il nous prévient que si notre minette s'échappe, il ne se voit pas la rattraper. Dis minette, tu ne feras pas ça hein?

Deuxième raté: la propriétaire du gîte m'avait recommandé un bon plan pour une location de voiture. OK, c'est parfait. On nous apportera la voiture à l'aéroport.
Dimanche soir, veille du départ, je rappelle pour vérifier que tout roule. Et là, j'entends "Ah mais j'avais demandé qu'on vous prévienne. Personne ne vous a contactée? J'ai été hospitalisée en urgence. La location n'est pas possible. Je suis vraiment désolée."
Euh, nous aussi, surtout qu'il n'y a plus aucune voiture disponible sur les sites des loueurs les plus connus.
Je me souviens alors d'un plan créole repéré sur Voyageforum, Doudou Services.
Malgré l'heure tardive en ce dimanche soir, je tente d'appeler Doudou qui me répond très naturellement, comme par miracle. "Oui, j'ai une voiture pour vous, mais vous vous y prenez bien tard". Doudou au téléphone, c'est déjà un voyage en soi parce que Doudou est un personnage, et en plus sympa et super efficace. Après quelques échanges de mails, à 20h00, le contrat de location est signé. Puis les tarifs sont vraiment moins élevés qu'ailleurs et Doudou est très disponible. Quelque soit l'heure d'arrivée ou de départ de votre avion, elle vient vous chercher et vous raccompagner à l'aéroport. Une perle!

Voilà, le chat aura une nounou, et nous une voiture!

Jamais 2 sans 3. Quelle autre surprise nous attend.
Quand l'hôtesse d'Air France nous annonce avec un charmant sourire que notre vol décollera avec 2h30 de retard à cause d'un problème technique, nous ne sommes même pas étonnés. Et puis finalement, il vaut mieux que le problème soit réglé avant l'embarquement non?




Enfin, Madinina, nous voilà!
Quand nous nous installons dans notre premier gîte, un havre de paix sur les hauteurs du Diamant, nous avons déjà oublié ces petites contrariétés.


Les colibris se succèdent pour boire à l'abreuvoir de la terrasse.




Compte tenu  du retard de notre avion, c'est tout ce que nous verrons de la Martinique pour ce premier jour.

jeudi 22 novembre 2018

Rendez-vous au PK13


    Peu après la rivière de Cayenne en direction de Kourou, au PK 13, on emprunte sur la droite une piste un peu défoncée. Après avoir zigzagué pour éviter les nids de poule, on arrive devant un bâtiment atypique à la façade rythmée constituée de béton, containers et de murs ajourés en bois pagaie, superbes.
   C'est là que Pierre Demonchaux, un éco-designer plasticien aux multiples talents a installé son atelier et sa salle d'exposition qu'il met aussi à la disposition d'autres artistes le temps d'un week-end.
   L'homme est autodidacte et touche-à-tout, menuiserie, sculpture, fonderie... C'est le roi de la récup. Des extincteurs se transforment en vase, des pneus encadrent un miroir, avec la latérite il fabrique des meubles, une liane devient une sculpture végétale. Et bien sûr, il sait tirer le meilleur parti des bois de Guyane, ébène, satiné rubané, bois serpent, bois pagaie...














  Pierre Demonchaux travaille à la commande. Un book permet de découvrir d'autres de ses réalisations, toutes magnifiques.

  Et si on bazardait notre vieille table ronde et nos étagères d'un suédois bien connu ?
 






jeudi 15 novembre 2018

Méfiez vous des noix de coco!



  Juste sous ma fenêtre de séjour, un serpent chasseur glissait sur une noix de coco du jardin.
Même s'il sait se défendre, il n'est pas bien méchant et plutôt craintif.
A mon approche, il s'est enfui.



 

mercredi 24 octobre 2018

L'inselberg de la savane - roche Virginie

  Dimanche, le réveil nous tire du lit dès 3h30. Week-end ne signifie pas toujours repos. Il faut dire que nous avons une bonne motivation: arriver au dessus de la roche Virginie pour admirer la canopée dès les premières lueurs du jour.

  Depuis Cayenne, il faut compter 2 heures de route pour arriver au départ du sentier.
  A notre arrivée, des cris très impressionnants retentissent. Ce sont les singes hurleurs qui se font entendre au lever du jour, mais il est inutile de les chercher. Leur cri résonne jusqu'à une quinzaine de kilomètres à la ronde.

  J'emprunte une petite vidéo trouvée sur You Tube pour vous les faire entendre.


  Le matin est en moment magique en forêt en Guyane. C'est un vrai concert de chants d'oiseaux. Nous reconnaissons des aras mais ils sont bien trop haut pour que nous les apercevions.
  Après une heure de marche, nous arrivons au dessus de la roche Virginie,



  La roche Virginie est un inselberg, de l'allemand Insel, île, et Berg, montagne. C'est une formation granitique qui émerge de la forêt à 138 mètres d'altitude et permet d'avoir une large vue sur la canopée, magnifique au petit matin quand la brume enveloppe encore les arbres.



  Il y a environ 200 inselberg en Guyane pouvant atteindre 700 mètres d'altitude mais celui-ci est le plus accessible.
  On les appelle aussi savanes-roches. Les conditions climatiques y sont extrêmes, la température pouvant varier de 18 à 75° et l'humidité de 20 à 100% en 24 heures. Une végétation très particulière s'y développe.
  Pendant la saison humide, la roche apparemment nue est une véritable patinoire. C'est à cause d'une plante microscopique, une algue bleue, appelée cyanobactérie, qui donne cette couleur noire à la roche et prépare l'installation de plantes vasculaires.


  Nous sommes en saison sèche et pouvons facilement arpenter la roche et observer la végétation et la faune qu'elle abrite.
  En cette fin octobre, les orchidées sont encore en fleurs.




   Cette minuscule dendrobate de guère plus d'un centimètre prend la pose, nous permettant d'admirer son costume bigarré.


  Après avoir bien profité du paysage et avant que le soleil soit trop ardent, nous redescendons et savourons la fraîcheur de la forêt.
  Des blocs de granit, appelés cannelés, bordent le sentier.






  Après de multiples sorties en forêt, je suis toujours fascinée par les racines, les lianes, les arbres.
  Je ne sais pas qui est le sculpteur de cette forêt amazonienne mais je le trouve particulièrement talentueux et sans doute un peu torturé.






lundi 23 juillet 2018

Le pic ouentou

-Toc toc, toc
-Qui est là?
-C'est le pic ouentou.


  Prenant mon petit déjeuner sur la terrasse, un martèlement attire mon attention.
Il me faut peu de temps pour localiser l'oiseau "charpentyé" comme le nomme les créoles.
Depuis 10 bonnes minutes, il frappe le tronc d'un cocotier du jardin, à la recherche de quelques insectes.
  Le pic ouentou est un oiseau commun en Guyane, ce qui n'enlève rien à son intérêt à mes yeux.
Quel magnifique casque à plumes rouges!
  Très concentré sur sa tâche, il me laisse tout le temps de le photographier.




vendredi 20 juillet 2018

Paramaribo, marché et scènes de rue

  Même si les fruits et légumes proposés au marché sont les mêmes qu'à Cayenne, l'ambiance et les prix sont bien différents.
  Dans une grande halle, les produits sont vendus par lots délicatement empilés.




    Plus loin, l'odeur du poisson réveille nos narines. Nous passons vite.



  A l'étage, l'ambiance est beaucoup moins frénétique et de nombreux étals ont été délaissés.
On y trouve une multitude d'articles en fer blanc, de boîtes plastiques et également des vêtements et chaussures de moindre qualité.


  Un second bâtiment abrite le marché aux plantes médicinales et herbes aromatiques.
Là, les touristes ne se bousculent pas et l'appareil photos ne semble pas bienvenu. Voilà la seule photo que je m'autorise.


  Nous poursuivons notre flânerie à travers les rues, un peu au hasard.



  Le son des percussions et un attroupement nous attirent.
  Le 1er juillet est la fête de Keti Koti (couper les chaînes) commémorant l'abolition de l'esclavage qui date de 1863.
Nous sommes la veille de cette fête nationale, mais déjà Paramaribo s"anime et nous croisons de nombreuses femmes en tenue traditionnelle.
  Malheureusement, nous repartons le lendemain matin et ne pouvons qu'imaginer l'ambiance. De nombreux barnums et stands sont installés le long du fleuve et sur la place de l'Indépendance.
  Quand en quittant l'hôtel, je souhaiterai une bonne fête nationale à la personne de l'accueil, il me remerciera mais ne se sentira pas concerné. Il est d'origine indienne et cette manifestation est suivie par la communauté noire, issue de l'esclavage, ce qui n'est évidemment pas son cas.






Rencontre du jour...

  A 2 pas de la maison, devinez qui j'ai rencontré.   Un premier indice   Ces mèches ne vous disent rien? Vous ne reconnaissez pa...