vendredi 19 janvier 2018

Deux semaines déjà en Guyane

    Voilà déjà 2 semaines que nous sommes en Guyane et
-nous n'avons toujours pas réservé un billet d'avion pour le retour
-nous n'avons pas encore été croqués par un caïman, juste par des moustiques
-nous n'avons toujours pas été cambriolés ni braqués
-nous n'avons pas sombré dans l'alcoolisme à cause du ti punch
-nous n'avons pas encore attrapé la dengue ou Zica

  En revanche, je développe une dépendance à l'appareil photo. Il faudrait peut-être que je consulte si ça continue, ce qui est très probable.

  Côté climat, c'est la saison des pluies, ce qui signifie qu'il pleut, enfin parfois.
A vrai dire depuis notre arrivée, il a surtout plu dimanche matin, pendant les 3 heures où nous marchions en forêt sur le sentier Lamirande, réputé notamment pour sa vue sur Cayenne et sa faune.
Nos ponchos de pluie ont été les bienvenus et pour apercevoir Cayenne il fallait beaucoup d'imagination.
Selon les collègues, c'est la plus jolie rando à proximité de Cayenne.

   Euh...quand je me souviens de nos sorties à la Réunion, j'ai quelques regrets quand même. Bon d'accord la Guyane et la Réunion ne se comparent pas. Ici, il y a une faune incroyable, enfin quand on a de la chance, parce que dimanche, à part quelques singes en fin de balade, nous n'avons rien vu.
Nous n'étions que quelques rares animaux à braver les éléments. Même les grenouilles étaient aux abris!
  Ce n'est pas grave, nous aurons sûrement plus de chance la prochaine fois.

  En dehors de cette matinée, depuis notre arrivée, le temps ressemble plutôt à ça

 Vue de notre jardin

avec une averse de temps en temps pour ponctuer la journée et surtout la nuit.

   Je vous montre encore quelques fleurs de notre jardin.


    Finalement je ne regrette ni le ciel ni notre balcon à Paris.

    Nous prenons tous nos repas ici.


  C'est de là que j'observe et photographie oiseaux, agoutis ou lézards.


  Aujoud'hui pour le déjeuner, je suis seule. L'homme est parti gagné notre croûte.
Au menu, c'est papaye dans tous ses états:
comme plat,crevettes au gratin de papaye verte


et papaye mûre au dessert.


   Ce n'est pas un manque d'imagination, juste de la gourmandise.


   Je ne peux pas terminer ce bilan de nos deux premières semaines ici sans évoquer l'insécurité, question à laquelle tout le monde pense en métropole.

   Il faut être prudent, comme partout et peut-être un peu plus qu'ailleurs.
Le week-end dernier, nous sommes sortis le soir dans un restaurant du centre ville, la Kaz Mimi.
La rue n'était pas éclairée. Pour entrer chez Mimi, il faut montrer patte blanche. Les grilles sont fermées à clé. Mimi ouvre et ferme derrière chaque client. A notre sortie, elle s'est assurée que nous n'étions pas garés loin. Drôle de sentiment.
Je pense que nous éviterons d'y retourner, d'autant que l'addition était salée, digne d'un restaurant gastronomique pour une cuisine créole familiale.

  A part ce moment un peu particulier, jusqu'à présent nous nous sentons bien ici.

  Pour l'instant j'écoute les avis et recommandations des uns et des autres et je m'enhardis.
Ce matin, je suis allée marcher seule sur la plage près de chez nous et qui est superbe.
Pour ne pas attirer les ennuis, je suis sortie uniquement avec mes clés. Vous n'aurez donc pas de photos.
Au final, il me semble que le plus grand danger est d'attraper un coup de soleil.

jeudi 11 janvier 2018

Bon appétit l'agouti!

  Il semble fréquenter quotidiennement notre jardin. Il y trouve des fruits qui ressemblent à des petites pommes et que je ne connais pas.
  En Guyane, on le nomme agouti, son nom scientifique est dasyprocta leporina. C'est un rongeur qui mesure entre 40 et 60 cm et pèse entre 3 et 6 kg.
  Il est parait-il assez difficile de l'observer en forêt ou dans la savane, mais pas dans notre jardin!

  Il est mignon mon nouvel ami, vous ne trouvez pas?
Un peu craintif aussi et heureusement pour lui. C'est une question de survie. En effet, ce n'est pas une espèce protégée et sa chair est très appréciée.
  Qu'il se rassure, ce n'est pas chez moi qu'il finira en fricassée.







mardi 9 janvier 2018

Guyane, le retour.

  Il y a 29 ans, nous atterrissions en Guyane pour la première fois.
Vendredi en descendant de l'avion, nous nous souvenions de cette époque. Nous arrivions avec 3 jeunes enfants et aucune image de ce bout du monde. Internet ne nous permettait pas alors de nous faire une idée de ce qui nous attendait. Le dépaysement était total, la moiteur intense et les cafards envahissaient les trottoirs. Notre arrivée à Saint Laurent du Maroni avait épique, le logement qui nous attendait rudimentaire. La frontière avec le Surinam était fermée à cause de la guerre civile qui déchirait le pays. Pourtant le marché était ravitaillé en melons d'eau, brisures de riz, poulets qui arrivaient la nuit par pirogue de l'autre côté du fleuve, illégalement évidemment.

  Ces souvenirs se bousculent dans nos têtes alors qu'à peine descendus de l'avion nous sommes accueillis par les collègues venus en nombre.
  Le long de la route qui relie l'aéroport à Cayenne, la végétation est luxuriante, dense, envoûtante.
Evidemment en près de 30 ans, la Guyane s'est développée: routes, centres commerciaux, programmes de défiscalisation partout. Nous ne reconnaissons pas grand chose, mais la nature est toujours extraordinairement présente et vous enserre.
  C'est étrange de revenir dans un lieu à la fois connu et inconnu.

  Côté logement, la villa qui nous attend n'a rien à voir avec notre vieille case de Saint Laurent rongée par les termites et qui datait du bagne.
  Nous habitons près de la plage. La maison est confortable, bien ventilée grâce aux alizés.
Je vous laisse apprécier la vue depuis la varangue de l'étage.



Nous partageons le jardin avec agoutis, pians, lézards et surtout des oiseaux magnifiques et multiples.

Ce tangara bleu prenait son petit déjeuner à deux mètres de moi. Pas farouche l'oiseau!






Déjà nous avons adopté les lieux et nous nous y sentons bien.
J'ai hâte de vous faire partager nos sorties et notre vie ici.

Ce week-end, des collègues nous ont proposé une randonnée en forêt.
Bien sûr, ça ne se refuse pas.
Je vous raconterai...


jeudi 14 décembre 2017

Vous êtes plutôt savates 2 doigts ou chaussures de sécurité?

   Tout en préparant les valises pour Cayenne, je m'informe sur ce qui nous y attend.
La saison des pluies a commencé et en Guyane quand il pleut c'est du sérieux.
D'ailleurs j'apporte nos savates 2 doigts ,comme on dit à la Réunion, parce que quand les rues sont inondées, yapamieux,
Résultat de recherche d'images pour "savate 2 doigts"

 quoique...à lire France Guyane, je ne suis pas bien sûre.

   "Ces inondations ont eu leur lot d'histoires insolites comme ce caïman (ci-dessous), aperçu au lotissement Jasmins, à Cayenne."

 


  Bon, allez, même pas peur!


samedi 4 novembre 2017

Nouveau départ

  Puisque je vous dis qu'on a envie d'ailleurs!

  Ça tombe bien parce qu'on y va...

  Et oui, les cartons s'amoncellent. Le déménagement est prévu pour vendredi.

  Une dernière mutation nous conduira... mais nous conduira où d'ailleurs?

  Un indice: nous en sommes revenus il y a 25 ans.
Eh bien, dites donc, ça ne nous rajeunit pas!

  Un deuxième indice?
Alors ce sera une chanson.


Chaud comme un nid 
Territoire de l'Inini, 
Tout est fini, 
S'enfonce vers l'infini, 
Tronc équarri 
Glisse sur le Maroni, 
Piroguiers aguerris, 

Chamane qui les guérit, 
Pluie sans répit 
Sur le rio Kamopi, 
Seins ronds comme des fruits, 
Nagent nus dans l'Inini. 
Danse et magie 
Ont duré toute la nuit. 
Cendres sur l'abatti 
Et l'avion est reparti. 
Dans la cabane pour la nuit 
Contre des perles et des fusils, 
Femmes livrées sans un bruit, 
Pluies sur l'abatti 



Dans le village endormi, 
Fièvres, maladies 
Et l'avion est reparti. 
Pleure et prie, 
Arawak, Guarini 
Guayara, Galibi 
Pour les indiens 
Du fond de leur sinistre nuit. 
C'est comme un bout 
De paradis 
Qui tient debout. 
Pleure et prie, 
Arawak, Guarini, 
Guayara, Galibi, 
Pour les indiens d'Amazonie...



Enfin, le Territoire de l'Inini, ce n'est pas exactement où on va, mais c'est juste à côté.

    Encore un indice?
Un film donc, "Jean Galmot, aventurier" d'Alain Maline, même si on n'a pas vraiment l'âme d'aventuriers.

    Vous préférez peut-être un livre?
Obia de Colin Niels, mais ça fait un petit peu peur, ou alors "Papillon" d'Henri Charrière, mais là, c'est vraiment trop facile.

  Je vous entends déjà.
      Euh, c'est une punition?

      Ben non, c'est un choix!

 Alors à bientôt.
 Atterrissage prévu début janvier.



vendredi 3 novembre 2017

Nos derniers jours à Saïgon

  Impensable de quitter le Vietnam sans passer encore quelques jours avec la famille.
D'ailleurs, nous n'avons pas eu le temps de visiter tous les oncles, cousins et beaucoup auraient aimé nous inviter.

  Le soir de notre retour, un cousin qui ne parle que vietnamien nous accueille. Les mots manquent mais les regards en disent long. Le vin que nous avons apporté de France plait beaucoup. Tout le monde trinque dans la joie.


Le lendemain, nous retournons au centre de Saïgon pour rapporter quelques souvenirs.

Scène de rue 



La poste centrale, témoignage de la période coloniale, tout comme la cathédrale.




Hiep, devant son coffee shop


En fin d'après-midi, nous allons saluer un oncle que nous n'avons pas encore rencontré, l'oncle Seven. Il habite à l'étage, au dessus de sa boutique de photocopies.




Pour notre dernière soirée, nous avons invité la famille dans un restaurant autour d'un hot pot, espèce de fondue vietnamienne aux saveurs parfois...surprenantes.






   Ainsi ce termine ce voyage qui nous a permis de faire connaissance avec la famille qui nous a si gentiment accueillis.
   Le lendemain, Hiep nous accompagnera à l'aéroport chargé de quantité de cadeaux, notamment une glacière pleine de fruits qui fera sensation auprès des douaniers à notre arrivée à Roissy. Quand ils me demanderont ce que c'est, je ne pourrai que leur dire le nom en vietnamien, des "Bon Bons" et c'est très bon!

vendredi 1 septembre 2017

Scènes de la vie quotidienne dans un village du Tonlé Sap

  Pour cette dernière journée au Cambodge, nous serons accompagnés par un Français installé ici et qui propose la visite d'un village sur pilotis un peu à l'écart des circuits touristiques.
  Kompong Khleang se situe à une cinquantaine de kilomètres de Siem Reap, sur les berges du Tonlé Sap, le plus grand réservoir d'eau douce d'Asie du sud-est.
  Ici la vie des habitants est rythmée par la crue du lac qui transforme les paysages et modifie l'activité des gens, qui alterne entre agriculture et pêche.

 


Un mauvais moment à passer pour ces cochons...





Le poisson sèche tout le long de la rue du village qui se termine en cul de sac. 
Plus loin, c'est le Tonlé Sap.




Maisons sur pilotis





Une pêcherie



Pour vivre sur ces maisons flottantes, il vaut mieux avoir le pied marin...



Ces hommes s'entraînent pour la prochaine fête de l'eau.



Les enfants, en uniforme, se rendent à l'école en barque.












Rencontre du jour...

  A 2 pas de la maison, devinez qui j'ai rencontré.   Un premier indice   Ces mèches ne vous disent rien? Vous ne reconnaissez pa...