mardi 17 juillet 2018

La Basilique St-Petrus et Paulus de Paramaribo





  C'est notre coup de coeur de ce séjour à Paramaribo.
  La basilique de Paramaribo est le plus grand édifice en bois d'Amérique du Sud avec la cathédrale de Georgetown au Guyana.
  Construite à la fin du 19ème siècle, elle est entièrement assemblée par tenons et mortaises, sans aucun clou.
  L'extérieur est en ébène verte, un bois du plateau des Guyanes, très résistant.



  L'intérieur est en cèdre brut, un bois tendre, facile à sculpter et très clair, donnant à l'édifice une luminosité remarquable et une odeur délicieuse.





  Derrière la porte finement ouvragée du baptistère, on peut apercevoir une cloison sculptée par des artisans saramacas, d'où la présence de symboles d'art Tembé.








  Beaucoup de Guyanais viennent au Surinam d'abord pour le shopping.
  Mais si, comme nous, vous n'êtes pas des adeptes des temples de la consommation , surtout quand les boutiques sont envahies de contrefaçons, nous pouvez quand même venir à Paramaribo. Il n'y a pas que des centres commerciaux!

  Si vous êtes intéressés par l'architecture religieuse, vous pourrez également découvrir la mosquée, mitoyenne de la synagogue, ou divers lieux de culte hindou ou chinois ou encore l'église réformiste, la variété des monuments religieux donnant une image de la mosaïque de la population du pays.

mardi 10 juillet 2018

Visite du centre historique de Paramaribo, capitale du Suriname.


    Au départ, nous avions réservé un vol Cayenne/Paramaribo, jusqu'à ce que la Surinam Airways abandonne brutalement sa desserte pour la Guyane qu'elle assurait trois fois par semaine depuis une dizaine d'années. La raison semble être une question d'homologation européenne de ses avions.

   Ce déplacement étant d'abord professionnel, nous avons dû trouver un plan B par la voie terrestre.
   Nous avons pris la route jusqu'à Saint Laurent du Maroni où nous avons laissé notre voiture, puis traversé le Maroni par le bac jusqu'à Albina. Là un chauffeur nous attendait pour nous emmener jusqu'à Paramaribo. En tout, le voyage a duré près de 6 heures.

   Le long de la route, la végétation n'est pas très différente de celle qui pousse en Guyane, mais la conduite à gauche et les panneaux en néerlandais nous dépaysent déjà.

   Le Suriname, ex-Guyane hollandaise, est indépendant depuis 1975 seulement et l'empreinte hollandaise est encore très marquée, particulièrement au niveau de l'architecture à Paramaribo. Le centre historique est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2002. Ses maisons coloniales blanches en bois sont plus proches de celles qu'on trouve en Louisiane qu'à Cayenne.










Un intrus!






Les consoles et lambrequins sont des éléments  décoratifs des maisons coloniales.







Les doubles volets ou doubles portes permettent la ventilation tout en restant à l'abri des regards.


  Certains éléments architecturaux traduisent le métissage culturel.
Une magnifique porte saramaca décore cette maison coloniale.




   Ces volets, dit caribéens, s'ouvrent vers le haut, ce qui permet une aération et une luminosité, tout en se protégeant des rayons du soleil.



  Après avoir déambulé dans les rues de maisons coloniales, nous poursuivons dans le quartier officiel.


Le Palais présidentiel, 
dont le fronton porte les armoiries du Suriname, redessinées à l'indépendance
et la devise du pays "Justice, Piété, Fidélité".



Deux Amérindiens encadrent le bouclier où sont représentés 
-un navire, symbole de l'arrivée des esclaves,
- un palmier qui représente le présent du pays dominé par la justice
(même si personnellement ce n'est pas ce que m'évoque cet arbre à priori.
Si quelqu'un a une explication, je serai ravie de la connaître.)
-une étoile à 5 branches correspondant aux 5 continents dont sont originaires les Surinamais.


Face au ministère des finances, la statue de Johan Adolf Pengel, ministre des Finances, puis Premier Ministre,  sert de perchoir aux oiseaux



   Les oiseaux sont très amateurs des autres statues également
   Celle-ci trône devant le jardin des Palmistes, le seul parc public du centre historique, planté de magnifiques palmiers royaux.




    Non loin de là, devant les bureaux du Président se dresse la statue de Baba et Mai, symboles de l'immigration indienne. De 1873 à 1916, 34000 citoyens de l'Inde Britannique ont débarqué au Surinam.
    A côté, Mama Sranam représente la patrie et ses 5 enfants. 




   Après cette longue balade et avant de rejoindre l'hôtel une petite pause le long du fleuve serait bienvenue... mais la place est déjà prise.


  Dans un prochain article, je partagerai avec vous mon coup de coeur de ce séjour, mais j'ai déjà été assez bavarde aujourd'hui.
  Alors à bientôt pour la suite ...

mardi 26 juin 2018

Coup de gueule du jour

  Dans mon précédent article, j'évoquais l'association Kwata.
  C'est une association guyanaise d'étude et de protection de la nature.
  Les plages de Guyane étant un site très important de ponte des tortues marines, l'association participe grâce à de nombreux bénévoles à un programme d'étude et de conservation des différentes espèces de tortues marines présentes en Guyane, vertes, luths et olivâtres.
  Depuis quelques semaines, je participe aux patrouilles de sensibilisation du public organisées par cette association en cette période où de très nombreuses tortues viennent pondre sur les plages de Cayenne.
  La plupart du temps, tout se passe bien et les gens acceptent volontiers nos remarques et conseils pour observer les pontes dans le respect de l'animal et souvent nous remercient.
  Mais parfois, on se heurte à des monsieurs "je sais tout" ou "j'en foutre".

  Ainsi ce matin, une tortue olivâtre était en pleine ponte. C'est une espèce particulièrement craintive. Il faut donc se tenir à bonne distance et hors de son champ de vision pour ne pas la perturber.
  Arrivent trois personnes, équipées de très grands et particulièrement gros appareils photos, visiblement pas des photographes amateurs.
  L'un se colle avec assurance face au regard de la tortue et assez près.

  Je lui demande poliment de s'écarter, en lui expliquant qu'il gène et que la tortue pourrait repartir.
  Aucune réaction. Il poursuit ses photos en m'ignorant totalement.
Est-il sourd? Ne parle-t-il pas notre langue? Est ce un malotru?
  Une fois la tortue à la mer, il s'approche apparemment  satisfait de ses prises et m'explique dédaigneusement que depuis 23 ans qu'il vit en Guyane et photographie les tortues, il n'en a jamais vue une repartir parce qu'elle aurait été dérangée.
  Même si il est là depuis des années, il est bien mal informé parce que cela arrive fréquemment.
  Monsieur Je sais tout devrait peut-être écouter un peu plus les conseils de gens avisés, moins obnubilés que lui par le seul souci de rapporter de belles photos, sans aucune considération pour l'animal.
  Vous croyez que, après 23 ans, les tortues le reconnaissent et qu'il peut tout se permettre?

  J'ai réussi à identifier ce monsieur, quelqu'un l'ayant appelé par son prénom. Cela m'évoque aussitôt un site qu'il m'arrive de parcourir, d'un photographe qui vit en Guyane et bien connu de Kwata...
  Maintenant, je regarderai différemment ses clichés et je m'émerveillerai beaucoup moins.






  La lumière était particulièrement belle. J'avais moi aussi mon appareil photo, beaucoup plus modeste, mais avec un zoom qui permet quand même des photos correctes en restant à distance et sans déranger l'animal.
  Voilà donc les deux vedettes du matin harcelées par les paparazzis et observées plus discrètement par le modeste photographe amateur que je suis.




Rencontre du jour...

  A 2 pas de la maison, devinez qui j'ai rencontré.   Un premier indice   Ces mèches ne vous disent rien? Vous ne reconnaissez pa...